Le sumo est le sport national au Japon. Plus qu’un sport, c’est un art profondément ancré dans le patrimoine culturel de ce pays, et la capitale est sans doute le meilleur endroit pour le découvrir. Pendant un séjour à Tokyo, aller voir les lutteurs en action à l’occasion d’un combat ou d’un entrainement est une expérience véritablement unique. Vous pourrez ressentir toute l’énergie des combattants et découvrir un aspect particulièrement authentique du pays du Soleil Levant.
Si vous aussi, vous avez envie de vivre ce moment marquant et loin des clichés, voici tout ce qu’il faut savoir pour aller voir un combat de sumos à Tokyo ⤵️
Où et quand peut-on voir un combat de sumos à Tokyo ?
Il y a trois possibilités pour voir un combat de sumo au Japon : assister à un tournoi, aller voir un entrainement ou aller voir une démonstration.
Chaque année, il y a au total 6 tournois officiels de sumo au Japon, à Tokyo, Osaka, Nagoya et Fukuoka. Trois d’entre eux ont lieu à Tokyo aux mois de janvier, mai et septembre.

Les combats de sumos à Tokyo ont lieu principalement au Ryogoku Kokugikan du quartier de Ryogoku. Cette salle d’environ 11 000 places est véritablement le cœur du sumo à Tokyo, et elle abrite également le musée du Sumo. Les tournois officiels durent 15 jours, avec chaque jour des combats entre les différentes divisions. Les portes ouvrent vers 8 h et les lutteurs des divisions inférieures combattent dès le matin, devant des gradins encore clairsemés. L’ambiance monte en fin d’après-midi : les lutteurs de la première division (makuuchi) font leur entrée sur le ring vers 15 h 45 et les derniers combats se terminent vers 18 h. Si vous ne voulez pas passer la journée entière dans la salle, arriver en début d’après-midi suffit largement.
En dehors des tournois officiels, il est également possible de voir des combats de sumos à l’occasion d’entrainements ou de démonstrations qui sont généralement organisées dans les écuries de sumos.
Acheter un billet pour un tournoi de sumo à Tokyo
La billetterie de chaque tournoi ouvre environ un mois avant la première journée : pour le tournoi de janvier 2027, la vente débute le 5 décembre 2026. Les week-ends et les derniers jours du tournoi partent en premier, et certaines journées affichent complet. Les places invendues sont remises en vente le jour même, mais il serait risqué de compter dessus pour un voyage organisé de longue date.
Pour le grand tournoi de janvier, le plus simple est de réserver votre place sur GetYourGuide, à partir de 186 € par personne. Ne tardez pas si vos dates sont fixées, car les places partent vite. Pour le calendrier des tournois à venir et le classement des lutteurs, consultez la version anglaise du site de l’Association japonaise de sumo.
Pour les tournois de mai et de septembre, pour lesquels je n’ai pas d’offre partenaire à vous proposer, les billets s’achètent sur Ticket Oosumo, la billetterie officielle de l’Association japonaise de sumo, disponible en anglais. Le paiement se fait par carte bancaire, et les billets se retirent ensuite à une borne devant le Kokugikan avec la même carte : pensez à l’emporter le jour du tournoi. Évitez les sites de revente, contre lesquels l’Association met en garde.
Quelle place choisir pour assister à un combat de sumos ?
Pour les combats officiels organisés au Ryogoku Kokugikan, on trouve trois grands types de places en fonction de leur emplacement :
Les sièges en tribune (isu-seki), à l’étage, sont les places les plus abordables. Ils sont plus éloignés du ring, mais comme la salle n’est pas immense, la visibilité reste bonne, surtout dans les premiers rangs. Pour une première expérience, c’est un excellent compromis, et vous serez assis sur une vraie chaise, ce qui compte sur une longue journée.
Les loges (masu-seki) occupent le parterre autour du ring. On s’y assoit sur des coussins posés au sol, à la japonaise, dans de petits carrés prévus pour plusieurs personnes. C’est l’expérience la plus typique et la plus conviviale, au prix d’une position assise peu confortable pour les jambes non habituées.
Les places au bord du ring (tamari-seki) sont les plus proches de l’action et les plus chères. Elles sont rares et soumises à des règles strictes : il est interdit d’y manger ou d’y boire, et il faut rester attentif, car un lutteur peut littéralement tomber sur les spectateurs.
Les tarifs des places augmentent à partir du tournoi de janvier 2027 à Tokyo, avec des prix plus élevés le week-end et lors des deux dernières journées. Dans tous les cas, il faut réserver dès l’ouverture de la billetterie, environ un mois avant le tournoi, surtout pour les loges et les places au bord du ring, qui partent les premières.
Les dates des tournois de sumo à Tokyo
Le dernier tournoi de Tokyo de l’année 2026 a eu lieu en septembre. En 2027, les tournois de sumo de Tokyo se dérouleront :
- du 10 au 24 janvier 2027
- du 9 au 23 mai 2027
- du 12 au 26 septembre 2027
Si vous n’avez pas la chance d’être au Japon à ces périodes, vous pourrez peut-être voir un combat de sumo au Japon dans une des trois autres villes :
- à Fukuoka du 8 au 22 novembre 2026, puis du 14 au 28 novembre 2027
- à Osaka du 14 au 28 mars 2027
- à Nagoya, désormais à l’IG Arena, du 11 au 25 juillet 2027
Réservez vos activités à Tokyo 🍡

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Voir un entrainement de sumos à Tokyo
Les lutteurs sumos vivent et s’entrainent sous la direction d’un entraineur (oyakata) dans une écurie que l’on appelle « heya ». Chaque écurie a son style, ses traditions et sa discipline.
Dans des écuries comme l’Arashio-beya, les entrainements sont parfois accessibles aux visiteurs, le plus souvent tôt en matinée. C’est une excellente opportunité pour visiter l’intérieur d’une heya, pour découvrir les rituels sacrés et pour assister aux entrainements de très près. Il est nécessaire de réserver ces visites guidées à l’avance, car les places sont très limitées. Comptez à partir de 85 € par personne pour une visite guidée de l’entraînement matinal avec un guide anglophone. Gardez en tête qu’il n’y a pas d’entraînement pendant les tournois ni dans les jours qui suivent, et que les écuries partent en province en mars, juillet et novembre.

Parfois, ces expériences proposent également de découvrir plus en profondeur ce qu’est la vie d’un lutteur de sumo dans une écurie tokyoïte, en participant à l’entrainement, en montant sur le ring et même en partageant un déjeuner avec eux.
Dans certaines écuries, comme l’Arashio-beya installée dans le quartier voisin de Hamacho, il est même possible d’observer les entrainements depuis la rue, à travers de larges fenêtres. Cela permet de voir gratuitement les combattants s’exercer, sans réservation, généralement en semaine entre 7 h 30 et 10 h. L’écurie publie le programme des prochains jours sur son site, à consulter la veille pour ne pas trouver porte close. Par respect, restez le plus silencieux possible, sans flash, et suivez les consignes affichées sur place.

🤝 Apprenez les règles et les mouvements avec un vrai lutteur de sumo
🍗 Déjeunez avec des lutteurs de sumo après le combat

🤼 Entraînement matinal des lutteurs de sumo
📸 Photos avec les lutteurs de sumo
Voir une démonstration de sumos à Tokyo
Des démonstrations de sumo, avec des combats d’exhibition et une présentation de l’histoire et des traditions de ce sport, sont également organisées de manière régulière ou dans le cadre d’évènements culturels et de festivals. Pendant un voyage à Tokyo, c’est une bonne opportunité pour découvrir le sumo d’une manière plus détendue et accessible.
Vous pourrez notamment voir un spectacle consacré au sumo dans le quartier animé de Shinjuku, enfiler une authentique tenue et même monter sur le ring pour tenter de défier les lutteurs. Comptez à partir de 54 € par personne pour ce spectacle, photo souvenir comprise.
Dans le quartier de Kiyosumi-Shirakawa, un ancien lutteur de première division du nom de Tokitsumi a mis en place un restaurant-spectacle dans une ancienne écurie : la Tokyo Sumo Room. La démonstration est suivie d’un repas, et la soirée est accessible à partir de 57 € par personne. Les plats sont inspirés du fameux chanko-nabe (le ragout très riche que les combattants consomment pour prendre de la masse), mais déclinés en plusieurs variantes pour plaire au plus grand nombre.
Les règles du Sumotori
Bien entendu, pour profiter au maximum d’un combat de sumo, il est important de bien en comprendre les règles. Et celles-ci sont en fait très simples, puisque le but de chaque combattant est de faire sortir son adversaire du cercle qui se trouve sur la plateforme de combat, ou bien de réussir à lui faire toucher le sol avec une autre zone du corps que la plante de ses pieds 🦶
Les rikishi (le nom donné aux lutteurs sumos) sont autorisés à pousser leur adversaire, à l’agripper par sa ceinture (le mawashi) ou par les jambes, et même à donner des coups du plat de la main. En revanche, toute autre forme de coup, les torsions et les étranglements sont interdits 🚫
Le cercle mesure 4,55 m de diamètre et se nomme le dohyō. Les combats se déroulent en un seul affrontement, ils sont donc généralement très courts : beaucoup se règlent en quelques secondes et rares sont ceux qui dépassent une minute. Ce sont surtout les rituels d’avant-combat qui rythment la journée, avec le sel lancé pour purifier le ring et les face-à-face répétés avant la charge. Ne détournez pas les yeux au moment où les deux lutteurs posent les poings au sol : tout se joue souvent dans cet instant.
Les attractions consacrées à la culture sumo à Tokyo


Si vous souhaitez en apprendre davantage sur l’histoire et la culture de ce sport pendant votre séjour dans la capitale japonaise, plusieurs autres sites sont à découvrir sans faute :
Le Sanctuaire Tomioka Hachimangu, un endroit sacré très étroitement lié au sumo, puisqu’il est tout simplement considéré comme le berceau de cette discipline traditionnelle. C’est ici qu’a été autorisé en 1684 le Kanjin-zumo qui est l’ancêtre du sumo que nous connaissons aujourd’hui. À l’intérieur de ce sanctuaire situé à l’est du centre-ville de Tokyo, se trouvent également des stèles en hommage aux yokozuna, les lutteurs qui ont atteint le rang le plus élevé. Pour cette raison, ce site est devenu un véritable lieu de pèlerinage pour beaucoup de passionnés.
Le Musée du Sumo, qui est situé à l’intérieur du Ryogoku Kokugikan. Vous pourrez en apprendre beaucoup sur l’histoire du sport et sur différents aspects liés à sa culture, et découvrir des expositions passionnantes, avec notamment de nombreux objets traditionnels et documents historiques. C’est une visite parfaite pour compléter la découverte de cette discipline après avoir assisté à un combat ou un entrainement. L’entrée est gratuite. En dehors des tournois, le musée ouvre en semaine de 10 h à 16 h 30 ; pendant les tournois de Tokyo, il n’est accessible qu’aux spectateurs munis d’un billet.
Le Musée Edo-Tokyo, situé juste à côté du Ryogoku Kokugikan, est consacré à l’histoire de la ville depuis l’époque Edo (1603 à 1868). Il aborde de nombreux aspects historiques, et certains éléments présentent le sumo dans le contexte de cette époque où la discipline s’est structurée. Après quatre ans de travaux, il a rouvert le 31 mars 2026. Il est fermé le lundi, et l’exposition permanente coûte 800 ¥ pour un adulte.
Les restaurants de chanko-nabe offrent également une expérience culturelle parfaite pour les amateurs de sumo. Ces restaurants se spécialisent dans ce ragout très riche et nutritif, composé de légumes, de viande et de tofu, qui est le plat traditionnel des lutteurs sumos. À Tokyo, vous en trouverez principalement dans le quartier de Ryogoku, à quelques minutes à pied de la gare. Parmi les adresses les plus connues, on retrouve le Chanko Tomoegata, fondé par un ancien lutteur, et le Chanko Kirishima, tenu par l’ancien ozeki Kirishima.
Nous arrivons à la fin de cet article. J'espère qu'il vous aura fourni toutes les infos pour assister à un combat de sumos à Tokyo ! Si vous cherchez d'autres activités à faire à Tokyo, vous pouvez lire mes articles sur la Tokyo Skytree et sur le quartier de Shibuya, un incontournable de la capitale nipponne 🇯🇵






